Méthodologie générale
Lire les indicateurs sans leur faire dire plus qu’ils ne mesurent.
Les données officielles permettent de comprendre des tendances. Elles ne produisent pas une mesure absolue de la qualité d’un établissement.
Deux lectures complémentaires
Résultats bruts et valeur ajoutée
Un résultat brut élevé peut refléter le travail de l’établissement, mais aussi le profil scolaire et social des élèves accueillis. Les indicateurs de valeur ajoutée comparent les résultats observés aux résultats attendus pour des établissements comparables.
Un taux, une note ou une proportion mesurée pour une session.
Un éclairage statistique qui contextualise le résultat observé.
Indicateurs officiels
IVAC et IVAL
Les indicateurs IVAC concernent les collèges. Les indicateurs IVAL concernent les lycées généraux, technologiques et professionnels. Chaque indicateur doit être lu avec sa session, sa définition et son périmètre.
Contexte social
L’indice de position sociale
L’IPS est un indicateur statistique de position sociale. Il aide à contextualiser les comparaisons, mais il ne résume pas toute la réalité d’un établissement et ne constitue pas une mesure de qualité.
Comparer avec prudence
Public et privé
Les résultats bruts peuvent refléter en partie le profil social et scolaire des élèves accueillis. Les indicateurs de valeur ajoutée et l’IPS aident à contextualiser la comparaison : ils doivent rester visibles à côté des résultats.
Lecture territoriale
Ce que montrent les cartes
Les cartes permettent de repérer des contrastes géographiques qui sont difficiles à lire dans une liste d’établissements : niveaux médians, dispersion, évolution, répartition de l’offre et différences de composition entre territoires. Elles décrivent un indicateur, un millésime, une maille et une méthode d’agrégation précis. Elles ne désignent pas les « bons » ou les « mauvais » territoires et n’établissent aucune relation de cause à effet.
Résultats et contexte
La médiane donne le niveau de l’établissement situé au centre de la distribution territoriale. La moyenne pondérée accorde davantage de poids aux établissements comptant plus de candidats lorsque cet effectif est disponible. Ces deux lectures répondent à des questions différentes et peuvent produire des résultats différents.
- L’évolution compare la même agrégation territoriale entre deux millésimes ; elle ne suit pas nécessairement un groupe identique d’élèves ou d’établissements.
- L’écart interquartile mesure la dispersion entre établissements : une valeur élevée signifie des situations plus hétérogènes, pas un niveau moyen plus élevé.
- La valeur attendue est reconstruite uniquement lorsque la source fournit le résultat observé et sa valeur ajoutée :
attendu = observé − valeur ajoutée. - Un minimum d’établissements renseignés est appliqué afin de ne pas colorer certaines agrégations trop fragiles.
Cartes public / privé
Le « top » est un classement local selon l’indicateur sélectionné. Il est ramené au nombre d’établissements disponibles et inclut les ex æquo à la frontière. Les parts et la représentation relative sont calculées uniquement parmi les établissements éligibles, c’est-à-dire ceux qui disposent d’une valeur exploitable pour l’indicateur et l’année choisis.
« Aucun privé éligible » ou « Aucun public éligible » ne signifie pas que le secteur est absent du territoire : il peut exister sans donnée exploitable pour cette lecture. La représentation dans un top ne permet pas d’affirmer qu’un statut produit de meilleurs résultats. La sélection des élèves, l’offre de formation, les parcours, le contexte social mesuré notamment par l’IPS et d’autres facteurs non observés peuvent contribuer aux écarts.
Offre, couverture et effectifs
Le nombre d’établissements mesure un volume d’offre, pas une densité rapportée à la superficie ou à la population. Le nombre de communes couvertes indique une implantation géographique, mais ne mesure ni le temps de trajet, ni l’accessibilité en transports, ni la population effectivement desservie. Les effectifs décrivent les élèves ou étudiants comptabilisés par la source ; ils ne doivent pas être confondus avec les candidats à un examen.
Enseignement supérieur
Les cartes du supérieur réunissent des sources dont les périmètres diffèrent. Parcoursup décrit les formations et admissions post-bac présentes sur la plateforme ; Mon Master décrit les formations relevant de cette procédure ; InserSup porte uniquement sur les diplômés et champs couverts par son dispositif. Un vœu Parcoursup n’est pas une personne unique, le taux d’accès n’est pas un taux de réussite et aucun de ces indicateurs ne constitue une mesure générale de qualité.
Les données InserSup ne sont cartographiées que lorsque l’établissement peut être apparié de manière exacte et non ambiguë au référentiel local. Une absence sur la carte peut donc correspondre à une absence de couverture, à une donnée protégée ou insuffisante, ou à un appariement volontairement écarté.
Couleurs, sources et vérification
Une couleur représente une position sur l’échelle de la carte active. Elle n’a pas de signification morale et ne doit pas être comparée directement à celle d’une autre carte ou d’un autre millésime lorsque les bornes changent. Les palettes divergentes sont centrées sur zéro ; les cartes séquentielles vont de la valeur territoriale la plus faible à la plus élevée.
Chaque carte indique ses sources, son producteur, le millésime ou la dernière mise à jour connue, la licence et le nombre d’observations disponibles. Le tableau situé sous la carte constitue l’alternative accessible et permet de contrôler les valeurs. Un lien de signalement est proposé en cas d’erreur présumée.
Explorer les cartes et leurs données →Limites des sources
Données manquantes et séries historiques
Certaines données peuvent manquer, être supprimées pour des raisons statistiques ou changer de définition selon les années. Une absence de donnée n’est pas un résultat nul. Les ruptures de comparabilité doivent être signalées avant toute lecture historique.